L’immeuble Barioz – La Palmeraie

Aucun prince n’ayant doté Lyon d’une perspective monumentale, la nature lui donna le Rhône. Des architectures ont voulu s’illustrer le long de ses rives : l’Hôtel Dieu, les Facultés, aujourd’hui la Cité Internationale. Célébrant de nobles activités, elles animent la rigueur des façades. Pour signifier l’inventivité du textile lyonnais, un soyeux et un architecte sont allés puiser leur inspiration dans la modernité du siècle. Vers le nord et vers le sud, dominant les toits, deux hiératiques visages ouvrent leurs yeux sur le monde. L’enthousiasme jubilatoire de cette architecture offre un moment de rêve au promeneur des quais. 

par Jacques Rey

 

L’immeuble BARIOZ tire son insipration de l’Art déco et des gratte-ciel américains des années 30. Le couronnement de l’immeuble, composé d’un fronton crénelé en redents et encastré d’une niche en demi-coupole avec, au-dessus, ces deux visages, attire les regards. Les deux têtes colossales, à l’ascendance art déco américain, hautes de 2,70 mètres chacune, sont l’oeuvre de Chorel, élève de l’école des Beaux-arts de Lyon de la fin du XIXe siècle. 

 

 

Photos: Benjamin Gremen

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